Logo Facebook Logo Google Plus

2018_10_18 Haguenau - Extension du Taubenhof La nouvelle zone commerciale L’Arboiseau a ouvert

Haguenau - Extension du Taubenhof La nouvelle zone commerciale L’Arboiseau a ouvert

 

600 places de parking, six bâtiments et une dizaine d’enseignes principalement dédiées à l’aménagement de la maison : la nouvelle zone commerciale de la route du Rhin, baptisée l’Arboiseau, est ouverte depuis mardi. Ce projet d’extension du Taubenhof, porté par le promoteur BEG Ingénierie, avait été initié par la Ville de Haguenau il y a une dizaine d’années.

 

[...]

 

Pour les commerçants de Bischwiller, « il y a urgence à travailler ensemble »

 

Pour le président des commerçants de Bischwiller et environs, l’association et les élus doivent faire front commun face à l’adversaire.

 

Bernard Heckert , le président de l’Acab (Association des commerçants et artisans de Bischwiller et environs) s’était plusieurs fois inquiété de la menace que constitue l’extension de la zone commerciale du Taubenhof à une poignée de kilomètres du centre-ville de Bischwiller. Un projet qui, en plus de provoquer « une baisse d’au moins 30 % du chiffre », viendrait « cannibaliser tout le potentiel du pouvoir d’achat de la zone de chalandise ». Pour limiter les dégâts, l’association devait impérativement se renforcer, être un « contrepoids » et la ville « trouver une dynamique commerciale ».

 

Quatre ans plus tard et l’inauguration de la nouvelle zone, il n’en est rien. L’association, ragaillardie par l’arrivée de Bernard Heckert en 2014, n’a pas trouvé ce nouveau souffle dont elle avait besoin pour enrayer le déclin commercial et faire front face à l’adversaire.

 

Forte de 44 adhérents sur environ 120 commerçants et artisans à Bischwiller, elle peine à mobiliser ses troupes sur les différentes opérations commerciales et manifestations organisées tout au long de l’année, et ne parvient pas à attirer de nouvelles enseignes.

 

Bischwiller a beau s’embellir, faire ressortir le charme de son patrimoine architectural, aménager une agréable coulée verte en cœur de ville, compter quelques grosses entreprises, le centre-ville ne décolle pas. Pire, il se vide de ses commerces.

 

Après la fermeture de six commerces les 18 derniers mois, d’autres encore pourraient suivre. Quatre sont actuellement en vente, a annoncé Bernard Heckert mardi soir : la librairie Heiby, la boulangerie-pâtisserie Dorffer, le magasin de diététique Vitalis et le restaurant Le Napoli. Plusieurs commerçants présents à la réunion ont pointé des loyers trop élevés – bien que la Ville ait encouragé les propriétaires à modérer les loyers pour aider à l’installation – et un sentiment d’insécurité dans le centre-ville.

 

De nombreuses menaces

 

Comment, dans ce contexte, donner envie de venir consommer à Bischwiller et attirer les commerçants pour qu’ils s’y installent ? s’interrogeait-on mardi soir. Une question d’autant plus pertinente que plusieurs menaces pointent : l’extension de la zone du Taubenhof qui compte drainer la population des proches communes, celle de la galerie marchande du supermarché Cora avec l’arrivée de nouvelles enseignes « qui viendraient directement concurrencer les commerces de proximité » et l’ouverture d’un pôle médical dans la zone de la Werb, à Oberhoffen-sur-Moder, « potentiel nouveau point de fixation en matière de consommation ».

 

« Les actuels et potentiels commerçants bischwillerois sont directement concurrencés par les ouvertures à venir au Taubenhof et à la Werb », s’inquiète Bernard Heckert, qui craint de grosses difficultés dans les mois et années à venir. Le maire, Jean-Lucien Netzer, a précisé qu’il avait toujours été opposé au projet de pôle médical à Oberhoffen – « Il ne correspond pas à l’esprit du programme « Action cœur de ville » – et qu’il proposait un terrain de 16 hectares à l’euro symbolique pour la réalisation d’un autre pôle médical « à deux minutes du centre-ville ».

 

Pour Bernard Heckert, il y a urgence à « travailler ensemble, à se mettre autour de la table, pour élaborer une feuille de route avec une stratégie commune pour trouver des solutions, rendre le centre-ville attractif ». Il fut rejoint en cela par Michèle Muller, première adjointe chargée du commerce. « Certains commerces ouvrent en catimini, sans respecter les règles. Or, nous devons travailler main dans la main, en totale transparence, être dans une dynamique pour conquérir le chaland », a ajouté le président. « Travaillons ensemble », a acquiescé le maire, qui voit dans la réhabilitation des logements du centre-ville un levier pour attirer les jeunes ménages et leur donner envie de consommer sur place.

 

Extrait des DNA du 19-10-2018

le 23-10-2018